Trois amis cyclistes en quête de challenges ont entrepris un périple cycliste ralliant Chambéry (France) à Agadir (Maroc) en vélo et en autonomie. Un voyage qui leur a permis d’assouvir leur passion du vélo, mais également de voyager à travers l’Europe et l’Afrique du Nord, découvrant de nouveaux paysages et de nouvelles cultures, et donnant à leur aventure une dimension humaine.

Débutant dans la région française du Rhône-Alpes proche de l’Italie et propice à la pratique sportive du vélo, le périple a sillonné la France, traversé l’Espagne et s’est terminé au Maroc à l’approche de la ville d’Agadir. Les trois aventuriers ont cependant dû affronter les 1427 Km séparant Tanger d’Agadir, avec une mention spéciale pour les pentes du Haut Atlas qui vient mourir dans l’océan Atlantique, les routiers marocains très “compatissants” et les écarts de températures entre les régions, mais aussi entre la nuit et le jour.

L’étape marocaine s’est présentée comme suit :

Tanger – Fès : 327 Km
Fès – Meknes : 60 Km
Meknes – Rabat : 138 Km
Rabat – Casablanca : 93 Km
Casablanca – Marrakech : 230 Km
Marrakech – Ouarzazate : 204 Km
Ouarzazate – Taroudant : 295 Km
Taroudant – Agadir : 80 Km

Le voyage a également été une occasion pour Nicolas, Louis et Laurent de collecter des fonds destinés à développer l’accès à l’éducation en zone rurale avec l’aide de l’Association Azekka de Solidarité entre la France et le Maroc. Parmi les objectifs de l’Association le projet “Picala” (littéralement “bicyclette” en argot marocain) visant à fournir des VTT aux collégiens habitant trop loin de leurs établissements scolaires.

Periple Chambery Agadir (Nicolas, Louis et Laurent)
Crédits Photos : Chambery-agadir.org - Les Photos

Une très belle initiative à saluer, sans parler de l’exploit sportif ! Bravo donc à ces trois héros des temps modernes !

La soirée de Dimanche nous a fait oublier les dérapages de la veille avec les rythmes entraînants de Laahoucine Amarakchi, suivis d’un Salif Keita des grands jours, avant de finir en beauté avec Oudaden.

Personnellement, j’ai préféré les groupes folkloriques africains et amazighs aux arrivées mouvementées et médiatisées des grandes vedettes. Les danses ininterrompues du public devant une scène magistralement animée par Oudaden, auquels s’est joint pour l’occasion Abdelhadi d’Izenzaren, renvoyait une très belle image du Festival Timitar : Tolérance et Partage. Un concert mémorable donc, qui clôt cette cinquième édition de la plus belle manière !

Salif Keita avait préalablement transporté les foules vers son lointain Mali, arborant un bleu touareg orné de broderies dorées, et accompagné de ses deux chanteuses et danseuses fétiches. Une autre prestation qu’il ne fallait rater sous aucun prétexte.

Dj MPS Pilot et Vj Dennis Dezenn:

Festival Timitar - Dj MPS Pilot

Salif Keita “M’Bemba” :

Festival Timitar - Salif Keita (1)

Festival Timitar - Salif Keita (2)

Festival Timitar - Salif Keita (3)

Festival Timitar - Salif Keita (4)

Oudaden :

Festival Timitar - Oudaden (1)

Festival Timitar - Oudaden (2)

Festival Timitar - Oudaden (3)

Festival Timitar - Oudaden (4)

Festival Timitar - Oudaden (5)

Festival Timitar - Oudaden (6)

Alors que la soirée du Samedi s’annonçait comme la plus prometteuse de cette cinquième édition du Festival Timitar Signes et Culture, avec la présence de quelques têtes d’affiche de l’envergure de Cheb Khaled (Didi, Aïcha, Wahrane Wahrane), Takfarinas (Zaama Zaama), Walid Mimoun (Grande Star du Rif) et Raïss Tijani (Tijani Raïssi), j’insiste pour dire qu’elle fût la moins agréable à couvrir.

Le nombre inimaginable de personnes entassées devant l’entrée “VIP” et “Presse et Organisation” de la Scène établie à la Place Al Amal n’était qu’un avant goût de ce qui attendait les policiers et les agents de sécurité. Un dispositif sécuritaire qui n’a pas tardé à montrer ses limites, la fébrilité des agents, les altercations et les jurons épars en témoignant.

L’ordre émanant d’un haut responsable de la Sûreté Nationale d’interdire à toute personne l’accès à la scène, incluant les personnalités de la ville venues en voiture, les proches des artistes, la presse et les VIP déversa une gigantesque vague humaine vers l’unique entrée laissée encore ouverte. Un mouvement qui créa un rassemblement de personnes insatisfaites et que les agents de sécurité devaient retenir derrière les modestes grilles métalliques de la Municipalité.

Pendant ce temps, Khaled chantait déjà son : « Sahra… Blad Ramla… » ! Et en parlant de Sahara, occidental et marocain pour être plus précis, personnellement, je ne m’attendais pas à une telle ruée vers la scène vu les propos virulents de la presse nationale la veille de l’arrivée du Roi du Raï au Maroc. Il aurait porté dans un concert donné en Espagne le drapeau des séparatistes du Polisario, ravivant la flamme patriotique de beaucoup de marocains indignés de sa présence, quelques jours plus tard, dans un concert marocain.

Mais il est à savoir que pour les professionnels du métier, un Festival est avant tout un engagement envers des annonceurs et des contrats signés par diverses parties impossibles à annuler d’un simple coup de téléphone. Khaled était la tête d’affiche de cette édition, et il a rendu cet honneur au public en portant les drapeaux marocain et amazigh. Un joli coup de pub pour se réconcilier avec sa deuxième communauté de fans après l’Algérie. (Finalement, plus tolérant qu’un marocain tu meurs ;) )

Pour oublier ce fameux Samedi 5 Juillet, quelques belles images du Timitar et des artistes qui se sont surpassés sur scène dans cet article dédié : Festival Timitar en Images.

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